Ils se prêtent des salariés

Trou d’activité, baisse de charges, sureffectif et salariés en ‘ trop ».

Vous vous demandez si vous allez devoir licencier…

Est-ce que vous allez devoir utiliser le schéma du licenciement économique, plan de sauvegarde de l’emploi ( plan social), une rupture conventionnelle collective, un plan de départ volontaire….

Vous prenez des informations, vous consultez des avocats, cabinets spécialisés et là vous êtes noyés d’informations, d’obligations légales,

Et surtout,

tous les risques qui peuvent vous tomber dessus…

Le coût qui se multiplie par 2, par 3…

 

La nuit portant conseil, vous vous réveillez en vous disant :  » lorsque cela va repartir, je n’aurais plus les personnes compétentes « .

Les compétents partent les premiers.

 

J’ai dû fermer des sites, faire des plans de licenciement de dizaines de salariés, ou les éviter,

les questions restent les mêmes :

Comment je redémarre,

comment je trouve les financements,

comment je « garde » les meilleurs….

 

Ces choix, ces décisions sont aussi décisives avant , qu’après le départ de salariés.

Le projet d’entreprise doit être le plus clair et précis possible pour donner du sens, un but aux salariés qui restent.

 

La pire des choses est de laisser dans le flou ceux qui restent.

La gestion de l’après demande autant d’énergie ( et de financement) que pour préparer le plan de licenciement.

  • Systématiquement , votre décision sera attaquée au prud’homme.
  • Systématiquement, l’inspection du travail fera obstacle, vous demandera des compléments d’informations, des accompagnements supplémentaires…

 

Tout cela coûte du temps, de l’argent,

Votre image de non maîtrise de la loi, du sujet met à mal votre pouvoir de direction.

 

j’ai vécu des recours devant les prud’hommes devant les référés.

Une représentation de 100 salariés dans la salle du prud’homme en référé, et vous (avec votre DRH) et avocat.

ou

100 dossiers à constituer pour le prud’homme, chaque salarié vous attaquant.

Pour la petite histoire, des millions d’euros sont demandés.

 

Certains penseront « se mettre en faillite « , il vous en coûtera tout de même…

 

Existe-t-il une astuce, un truc ?

qui fait gagner du temps, de l’argent, qui sécurise….

 

Comment font les groupes ?

Ceux dont on entend parler à la radio, dans les médias.

 

ils ont les moyens, les spécialistes, et utilisent tous les outils légaux possibles.

L’objectif est de gagner du temps, de reclasser le maximum de salariés en un minimum de temps.

 » payer des salariés » pour lesquels vous n’avez rien à leur donner à faire, c’est impossible, c’est la mort de l’entreprise assurée.

 

Vous pourriez avoir l’impression que ces groupes font la « pluie et le beau temps » et arrivent à se sortir des crises avec régularité et rapidité?

Ils ont le même problème que les PME :

trouver les compétences et assurer les bons recrutements lorsque l’activité est en croissance.

 

La solution mise en place entre grands groupes,  est le prêt de mains d’oeuvre.

Cette pratique  » opérationnelle » de se « prêter » du personnel a été légalisée il y a  peu de temps.

 

La seule obligation pour l’entreprise « prêteuse » est de faire tout cela sans but lucratif.

La société prêteuse reste l’employeur.

Elle vous refacture le taux horaire net que vous avez  » utilisé ».

 

Cette convention de prêt de mains d’oeuvre a pour avantage d’être « peu réglementée », peu de clauses légales obligatoires.

C’est à vous, entreprise utilisatrice , de vous mettre d’accord avec l’entreprise prêteuse.

C’est une convention à durée déterminée, sans durée légale fixée ( oui pas d’obligation légale, je vous déconseille de conclure pour plusieurs années :))

C’est une convention facturée à l’euros engagés

 

Les grands groupes sont en difficultés et font appel aux PME.

Les PME en difficulté ne sont pas aidés par les grands groupes.

Pourquoi ne dupliqueraient elles pas les bonnes pratiques des grands groupes entre elles, à compétences  transférables , y compris avec des concurrents ?

Le plus important est dans la rédaction de la convention en y ajoutant les clauses importantes pour gérer votre situation économique et votre relation individuelle avec le salarié « prêté », Il est temps d’aller plus loin dans votre réflexion, vous avez des pistes, prenez rdv