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Comment un salarié qui veut partir, prendre sa retraite finit au prud’homme

 

C’est arrivé il y a peu de temps à un de mes clients, dont je tairais le nom pour des raisons de confidentialité.

 

Le salarié, plusieurs dizaines d’années d’ancienneté, très concerné par un problème qualité dans son service, vient voir le chef d’entreprise pour lui dire, qu’il est malade, qu’il pense partir et profiter du chômage jusqu’à la retraite.

 

L’employeur, en pleine instruction du dossier « réclamation qualité du client » et sachant qu’il n’aura pas d’autres moyens d’engager une procédure pour faute grave à l’encontre de ce salarié, écoute celui-ci.

Ils envisagent une solution « amiable ».

 

Le salarié veut partir à 2 ans de la retraite.

Il en a marre de son travail, est fatigué.

Il envisage un projet de commerce avec son fils.

 

L’employeur de son côté sait que l’erreur commise par le salarié est une faute grave.

Cette faute va lui coûter plus de 2 millions d’euros de pénalités et la perte de 50 % de son marché !

 

Le chef d’entreprise a mis 6 ans à se faire agréer sur ce marché, a investi des dizaines de milliers d’euros pour répondre au marché.

« l’avenir » de son entreprise est en péril !

 

Nous restons « droit dans nos bottes », la faute grave est qualifiée.

Impossible d’accepter une rupture « amiable » en payant les indemnités de licenciement en plus !!

 

La procédure se déroule.

Le salarié est assisté d’un délégué syndical.

Tout est clair pour tout le monde.

 

Le salarié comprend qu’il a commis une faute grave et que la conséquence sera un licenciement.

Ce qu’il accepte et voulait.

 

Sauf que lorsqu’il comprend qu’il n’aura pas les indemnités de licenciement, les choses se compliquent.

 

Le délégué syndical lui explique, va même jusqu’à intervenir auprès de sa famille.

Le délégué s’engage à essayer de négocier quelque chose…

C’est son rôle.

 

Les échanges « en off » avec l’employeur resurgissent.

L’idée que l’employeur serait intéressé par le départ du salarié devient plus importante que le souhait du salarié qui voulait partir…

 

L’employeur devient le méchant !

 

L’employeur devient celui qui peut payer !

 

Une négociation s’engage sur le paiement du préavis non effectué dont le montant s’approche au montant du départ à la retraite.

 

Au regard du dossier, dans l’idée d’être dans le dialogue, les entretiens se multiplient et le chef d’entreprise cède.

Le préavis, non effectué, sera payé.

 

Le chef d’entreprise pense que le dossier est bouclé.

Chacun a obtenu ce qu’il recherchait.

 

Le solde de tout compte est remis.

Dés réception de ce solde, de l’attestation employeur pour le pôle emploi, nous recevons une lettre de contestation.

 

Cette lettre est forcément écrite par un avocat ou expert comptable.

 

Des mots comme discrimination en raison de l’âge, licenciement économique apparaissent.

 

Comment un employeur peut-il licencier pour faute grave un salarié qui a plusieurs dizaines d’années d’ancienneté ?

 

Parce que justement, au regard de son ancienneté, de son expertise, il a fait une grosse connerie.

Qu’il ne peut plus rester dans l’entreprise…

 

Alors j’apprends que justement cela fait des années que ce salarié « plafonne ».

Que l’on l’a placé où on pouvait pour qu’il ne commette pas trop d’erreurs….

 

Evidemment « rien dans le dossier ».

 

Le fait que le salarié vienne voir l’employeur pour lui dire qu’il voulait partir a semblé être une opportunité de rompre le contrat de travail et s’exonérer de lui rechercher un autre poste comme cela avait toujours été le cas.

 

Sauf que ce qui doit arriver, arrive.

 

Convocation au Prud’homme.

 

Les chefs de demande s’additionnent pour 75000 euros de dommages et intérêts, en plus des indemnités de licenciement !

 

C’est l’équivalent de 3 ans de salaire à 2 ans de la retraite ??

 

La procédure s’engage, avocats etc…

 

Le salarié ne se présente pas.

C’est si simple d’enclencher la machine aujourd’hui.

 

Combien de fois un salarié est-il venu vous dire qu’il voulait partir et profiter de ses droit au pôle emploi ?

 

  • Il a ses trimestres et pas l’âge de partir..
  • Elle a l’âge et pas ses trimestres, parce qu’elle a élevé ses enfants..
  • Il ou elle veut déménager, travailler ailleurs, faire une formation, faire le tour du monde et cela quelque soit l’âge…

 

J’ose le dire, c’est notre quotidien.

 

Notre quotidien de dire « non ».

D’expliquer les différentes règles de loi et de procédure.

De maintenir  » tout de même » la motivation, sinon d’autres problèmes RH surviennent avec l’absentéisme, la candidature pour être délégué et être protégé…

 

Parfois, cette demande peut nous arranger, il faut le reconnaître.

 

C’est alors que la sécurisation juridique du dossier, la gestion du temps rapide ou beaucoup plus longue du dossier intervient.

 

Il s’agit de respecter la loi, de respecter le « prix à payer  » pour chacun.

 

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sur la totalité des dossiers dont elle s'est chargée intégralement elle-même ces 30 dernières années pour des chefs d'entreprise comme vous

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